La 3D au cinéma


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1) Comment peut-on voir un film en 3D?

 

Pour voir un film en 3 dimensions, il y a trois façons différentes:Sourire

  • L’anaglyphe

  • La projection polarisée ou « technologie passive »

  • La projection alternée ou « technologie active »

Nous allons donc tenter de vous expliquer chacune de ces trois manières de voir en 3D au cinéma.

 

  • Commençons tout d’abord par l’anaglyphe qui est la première technique pour voir en relief et qui est très connue. Il s’agit des lunettes composées de filtres, rouge pour l’œil gauche et cyan (mélange de vert et bleu) pour l’œil droit. Avant, on les trouvait souvent dans des livres pour regarder des petites images en relief. Mais on peut aussi voir un film en 3D avec ces lunettes même si ce n’est pas du tout répandu en France ou ailleurs.

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Exemple de lunettes anaglyphes

 

Pour obtenir l’effet de relief, on va appliquer un filtre rouge sur la scène filmée avec l’œil gauche de la caméra et un filtre cyan sur l’image de droite. Ensuite il suffit de superposer les deux images obtenues, (voir photo ci-dessous).


Et comme on peut l’observer en regardant l’image, on se rend compte qu’il y a un effet limité ainsi qu’une dénaturation des couleurs.

 

1) Comment peut-on voir un film en 3D? dans II) La 3D au cinéma anaglyphe_bancparc

Image adaptée à la méthode anaglyphe

 

Ces lunettes fonctionnent de la manière suivante:

Et en mettant les lunettes avec les filtres rouge et cyan et en regardant l’image, ce qui va se passer est assez simple: l’œil gauche ne va voir que le rouge de l’image tandis que l’œil droit ne va voir que le cyan. Ainsi le cerveau recevra une image par l’œil et il s’occupera de faire la synchronisation pour voir en relief. Pour simplifier, le cerveau fait la synthèse.
Nous avons vu précédemment dans le grand un du T.P.E. que l’impression de relief réside dans le fait que nos deux yeux reçoivent deux images légèrement différentes. L’anaglyphe est une image très puissante dans la mesure où elle permet de cacher ces deux images en une grâce à un jeu de couleurs.
Les lunettes qui utilisées pour voir en relief, en 3D grâce à cette méthode fonctionnent de manière simple.
L’image est composée des trois couleurs complémentaires: le rouge, le bleu et le vert, le fameux RVB (Rouge Vert Bleu) qui est le format de codage informatique des couleurs utilisées sur le majorité des écrans.

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Illustration d’une image RVB

 

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L’anaglyphe fut très présent pendant les années 90 mais il laisse peu à peu place à la polarisation, le procédé principalement utilisé par les cinémas pour diffuser des films en 3D.

 

  • La seconde technique possible pour voir un film en 3D est la projection polarisée ou  « technologie passive ».
    La lumière qui nous entoure est une onde non polarisée, c’est-à-dire qu’elle « vibre » dans tous les sens. Il est possible de lui imposer une orientation particulière en la filtrant à l’aide d’un filtre polarisant. La lumière devient alors orientée dans l’espace, on dit qu’elle est « polarisée ».

    Pour voir avec cette technique, il faut aussi porter des lunettes mais pas les mêmes que pour voir en anaglyphe. Elles ressemblent fortement à des lunettes de soleil mais ce n’en n’est pas. Elles sont appelées « lunettes passives ».

    Pour voir un film en 3D avec le diffuseur: (=le projecteur au cinéma) il transmet la lumière en la polarisant, l’orientant de manière différente pour chaque œil.
    On utilise deux projecteurs munis de filtres polarisants :
    - L’ un pour l’œil gauche va projeté le rush filmé à gauche en le polarisant à l’horizontal.
    - L’autre projecteur pour l’œil droit va polariser le rush droit à la verticale
    .

 

Grâce aux lunettes passives polarisées dans le même sens, chaque œil ne reçoit donc que l’image qui lui est destinée. C’est-à-dire que le filtre gauche ne laisse passer que les ondes horizontales et le filtre droit que les ondes verticales.Cela est possible du fait que la lumière est un rayonnement radioélectrique composée d’un champ électrique et d’un champ magnétique associés ainsi on peut la polariser, l’orienter dans l’espace. Et comme pour la technique précédente c’est le cerveau qui combine les deux images différentes afin de n’avoir qu’une seule image, perçue en 3D.

 

lunette3d-640x480 dans II) La 3D au cinéma

 Exemple de lunettes polarisantes utilisées au cinéma

 

Pour voir un film en 3D avec le diffuseur: (=le projecteur au cinéma) il transmet la lumière en la polarisant, l’orientant de manière différente pour chaque œil, grâce aux lunettes passives polarisées dans le même sens, chaque œil ne reçoit donc que l’image qui lui est destinée. Cela est possible du fait que la lumière est un rayonnement radioélectrique composé d’un champ électrique et d’un champ magnétique associés ainsi on peut la polariser, l’orienter dans l’espace. Et comme pour la technique précédente c’est le cerveau qui combine les deux images différentes afin de n’avoir qu’une seule image, perçue en 3D.

 

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Schéma des champs électrique et magnétique

Cette technologie offre l’avantage de proposer des lunettes économique puisqu’elles ne coûtent que environ trente centimes, mais en revanche elle nécessite, pour le cinéma, d’un écran spécial: métallisé pour conserver la réflexion de la polarisation. On peut même désormais en acheter chez quelques grand marque de lunettes de vue telles que Gunnar, Gucci, Oakley, Gizmodo,… pour ceux qui souhaitent sortir de l’ordinaire ou ne pas avoir les même que les autres au cinéma.

  • Enfin le dernière technique possible pour voir un film en 3D est la projection alternée ou «  technologie active ». Encore une fois il faut porter des lunettes pour voir le film en 3D avec cette technique mais elles sont différentes des deux autres paires vu auparavant: ce sont des « lunettes actives ». Leurs verres contiennent des cristaux liquides qui changent d’orientation pour se fermer comme un obturateur à chaque impulsion électrique donnée par une pile placée dans les branches. Cette pile est elle-même actionnée à distance par un signal infrarouge émis par le projecteur, qui synchronise l’obturation avec le défilement des images sur l’écran. Le rythme de la projection d’image sur l’écran est de cent quarante-quatre images par secondes soit soixante-douze pour chaque œil. A cette vitesse, le rétine ne perçoit pas la moindre saccade. Et tout comme les deux autres techniques le cerveau fait le montage de ces deux images pour avoir qu’une que l’on voit en 3D.

Les lunettes actives sont plus chères que les lunettes passives, elles coûtent une quarantaine d’euros, et elles réduisent un peu la luminosité mais la qualité d’image est optimum en conservant le pleine qualité de la Haute Définition.

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Exemple de lunettes « actives « 

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L’œil gauche reçoit l’image qui lui est destinée et le droit est masqué et vice versa pour l’œil droit. Grâce à la persistance rétinienne le clignotement des lunettes est imperceptible et le cerveau à partir de ces images différentes va reconstituer le relief.


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